La violence



Ma génération n'a pas connu la guerre, contrairement à mes parents et arrière-grands-parents.
Cependant en France, seul ont cessé ces vagues de barbaries opposant des nations.

Aujourd'hui il s'agit plus d'une violence quotidienne, femmes battues, harcèlement moral au travail, à l'école, dans les familles, violences sexuelles etc...

Nous voyons bien que l'humain est violent depuis toujours.

Qu'est-ce que la violence ?
Est-ce un abus de force ?

Si vous avez à défendre une personne qui se fait agresser dans la rue et que vous user de violence pour neutraliser les agresseurs, c'est juste.

La violence n'est donc qu'un mouvement puissant, une opposition de deux force.
La mer peut être violente lors d'une tempête, elle peut tuer, mais sans intention de tuer.

Ainsi le problème n'est pas la violence mais sa mauvaise utilisation ou son expression sous forme d'agressivité.

Parlons donc plutôt d'agressivité.

La personne agressive exprime le plus souvent son mal-être, son déséquilibre mental, ou régurgite les agressions qu'elle a elle même peut être subit.
C'est aussi un moyen de trouver du plaisir, par un sentiment de toute puissance.
Ou encore l'expression de sa frustration ou le refus d'avoir tord, l'on réduit au silence celui qui s'oppose à nous par la force physique si l'on est plus fort etc...


L'agressivité peut aussi se retourner contre soi même et mener au suicide.

Je ne vais pas me positionner d'un point moraliste ou manichéen, mais juste me poser des questions.
Comment cesser toute violence, comment de plus réagir à la violence par la violence ?

Est-ce une fatalité, sommes nous programmer pour être agressif ?

Certes génétiquement nous possédons un programme de survie, qui nous donne certaines qualités au combat.
Ceci est utile pour se défendre.
Le problème est d'utiliser ce même programme pour agresser autrui.
La source du comportement agressif est psychologique.

Ainsi s'il l'on veut se libérer de toute agressivité, il faut comprendre son mécanisme.

Voyons comment l'ignorance est source d'agressivité, comment la défense de notre petit MOI, nous fait réagir de manière totalement incongrue, nous défendons l'image que nous avons de nous même, nous défendons notre intérêt personnel.
Sur un plan collectif (multi-personnel), cela se traduit par des guerres (et la guerre c'est mal... :) ).
Sur un plan personnel, cela se traduit par des conflits inter-personnels, par des déchirements sentimentaux, par de la haine qui elle même provient de la peur... il en résulte de la souffrance qui elle même entretient et nourrit et justifie le sentiment d'insécurité qui prend racine dans le sentiment d'identification ou fausse identité egotique.

Nous ne savons pas être en relation avec autrui, parceque nous le considérons injustement comme "autre".
Ayant perdu pied avec notre véritable nature, nous avons à la fois peur de l'autre et envie de l'autre.
L'autre devient un moyen pour satisfaire notre exigence du MOI, ou génère une répulsion s'il semble représenter une menace pour la survie du MOI.
L'un ou l'autre ne peut qu'engendrer que désharmonie et désarroi mais potentiellement harmonie, si cela ramène à la lucidité (par effet miroir).


Certes, mais que faire dans la vie quotidienne, doit t'on "tendre la joue droite" ?

Il n'y a rien à faire, sinon oui, non pas dans le sens de léthargie, mais dans le sens de non-opposition.
Prendre conscience des idées qui apparaissent et de nos motivations, c'est désamorcer le conflit, cela n'empêche nullement de protéger son intégrité physique ainsi que celle d'autrui, au contraire cela nous permet d'être plus efficient en tout.
La source de la défense ne doit plus être mentale mais divine, ainsi il ne s'agit plus vraiment d'une défense , mais d'une ouverture qui passe par l'évanouissement de l'ego (donc plus de MOI à défendre), rendant ainsi le corps disponible, l'action devenant alors juste.

Il n'est pas habituel de ne pas s'opposer à autrui, parcequ'en soit même nous nous opposons en permanence à ce qui est.

En effet, voyons que le plus souvent, le véritable ennemie c'est nous même, ou plus exactement notre erreur identificatrice (ego) qui engendre tous nos comportements limitatifs (peurs et désirs).
Résister à ce qui est, est violence, il en résulte généralement de la souffrance.

Prenons conscience de tout cela pour nous libérer de toute violence (résistance mentale à ce qui est).